AGRI-EQ-110 Fiche abrogée depuis le 24 septembre 2026 6ème période CEE

Séchage solaire coproduits agricoles : éligibilité vérifiée au cas par cas

Fiche abrogée par l'arrêté du 18 septembre 2026 — plus aucun dossier ne peut être engagé sur cette base depuis le 24 septembre 2026. Page conservée à titre informatif.

Le séchage solaire des coproduits agricoles — marc de raisin, drêches, pulpes — s'appuie sur le même principe d'insufflation d'air que les autres filières AGRI-EQ-110, fiche supprimée le 24 septembre 2026 : seules les opérations engagées avant cette date restent recensables.

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Fiche abrogée — information réglementaire

L'arrêté du 18 septembre 2026 a abrogé la fiche AGRI-EQ-110 à compter du 24 septembre 2026. Aucun nouveau dossier ne peut être engagé sur cette base depuis cette date. Le contenu ci-dessous est conservé à titre informatif et archivistique. Consulter l'arrêté sur Légifrance .

Mise à jour réglementaire — 23 septembre 2026

Marcs, drêches et pulpes : le séchage des coproduits agricoles se rattachait à la fiche AGRI-EQ-110, supprimée depuis le 24 septembre 2026. Les opérations engagées avant cette date restent recensables par le demandeur de certificats jusqu’au 2 octobre 2026 ; au-delà, aucun dossier ne peut plus être constitué sur cette base. Voir la page prime CEE séchage solaire.

Une exploitation agricole ou un atelier de transformation génère souvent, en plus de sa production principale, un ou plusieurs coproduits : marc de raisin après pressurage et distillation, drêches après le brassage, pulpes après extraction de jus. Ces résidus ne sont pas des déchets — ils trouvent des débouchés en alimentation animale, en amendement organique, en extraction (huile, arômes) ou en combustible — mais leur valorisation dépend souvent d’une étape de séchage préalable pour stabiliser le produit avant stockage ou transport.

Ce site ne présente aucun coproduit comme automatiquement éligible à la fiche CEE AGRI-EQ-110. La fiche couvre, dans son intitulé officiel, le séchage solaire par insufflation « des produits et co-produits agricoles et forestiers », mais elle ne fournit pas de catalogue exhaustif de coproduits couverts. L’éligibilité d’un coproduit précis — sa nature, son taux d’humidité initial, le procédé de séchage envisagé — se vérifie systématiquement au cas par cas avec un professionnel qualifié, avant tout chiffrage.

Des coproduits d’exploitation très divers, à l’humidité très variable

Le terme « coproduit agricole » recouvre des matières très différentes les unes des autres : marc de raisin issu du pressurage et de la distillation, drêches de brasserie issues du brassage, pulpes de fruits ou de betterave issues du pressage ou de l’extraction de sucre, résidus de distillation divers. Elles partagent un point commun — une origine agricole ou agroalimentaire et un potentiel de valorisation après séchage — mais se distinguent fortement par leur taux d’humidité initial, qui conditionne directement la faisabilité d’un séchage par insufflation solaire.

La Chambre d’agriculture de Bretagne, dans une publication consacrée à la valorisation des coproduits d’industries agroalimentaires bretonnes, souligne que l’humidité élevée des coproduits influence directement leurs possibilités d’utilisation. C’est précisément ce facteur qui distingue, parmi les coproduits agricoles, les matières les mieux adaptées à un séchage solaire par insufflation de celles qui demandent un examen plus approfondi.

  • coproduits déjà partiellement égouttés ou pressés avant séchage (marc de raisin distillé, tourteaux) ;
  • coproduits frais à très forte teneur en eau, périssables rapidement (drêches de brasserie, pulpes fraîches) ;
  • résidus secs ou peu humides, plus proches du profil des filières déjà couvertes par ce site (foin, céréales, PPAM).

Marc de raisin distillé : un séchage post-vendange bien documenté

Le marc de raisin est la partie solide — peaux, pépins, parfois rafles — qui reste après le pressurage du raisin. Une partie de ce marc part en distillerie pour produire une eau-de-vie ; une fois l’alcool extrait, le marc dit « épuisé » ou « distillé » est égoutté, pressé puis séché en continu, le plus souvent jusqu’à un taux d’humidité de l’ordre de 10 % (base humide), pour produire des pépins destinés à l’extraction d’huile de pépins de raisin. Cette étape est saisonnière : la collecte du marc démarre dès les vendanges (septembre-octobre) et la campagne de distillation puis de séchage s’étale généralement jusqu’au printemps suivant.

Cette matière, déjà égouttée et pressée avant l’étape de séchage proprement dite, se rapproche par son profil des autres filières agricoles déjà couvertes par la fiche AGRI-EQ-110 : une récolte saisonnière, un taux d’humidité de départ réduit par une étape mécanique préalable, un besoin de séchage pour stabiliser le produit avant valorisation. Le séchage du marc de raisin distillé reste toutefois, le plus souvent, une opération réalisée à l’échelle d’une distillerie ou d’une cave coopérative plutôt qu’à celle d’une exploitation individuelle — un point à clarifier avec un conseiller selon la structure porteuse du projet.

Drêches de brasserie et pulpes fraîches : une humidité qui impose la prudence

Drêches de brasserie : une matière très humide, à valoriser vite

Les drêches de brasserie fraîches, résidu du brassage de la bière, contiennent environ 75 à 80 % d’eau : leur matière sèche ne représente que 20 à 25 % du poids total. Cette forte humidité les rend très périssables — les repères professionnels recommandent une valorisation sous 48 à 72 heures faute de conservation adaptée, le jus résiduel favorisant rapidement le développement de bactéries, levures et moisissures. Un séchage industriel permet de ramener leur humidité sous les 10 %, mais cette opération demande un apport thermique important, réalisé le plus souvent par des séchoirs industriels dédiés plutôt que par une simple insufflation d’air à basse température.

Pulpes fraîches : les limites de l’insufflation solaire seule

Les pulpes fraîches — betterave notamment — présentent un profil comparable : une teneur en eau de l’ordre de 80 à 90 %, une matière sèche réduite à 15-20 % du poids, une nécessité de séchage rapide avant stockage ou transport faute de quoi la conservation et la manutention deviennent problématiques.

Pour ces coproduits très humides et périssables, l’insufflation solaire seule — à basse température (25-40 °C) pour une installation neuve, ou en complément d’un système existant à plus haute température (60-80 °C) — ne suffit pas nécessairement à traiter le volume dans le délai imposé par la conservation de la matière fraîche. Un prétraitement (pressage, pré-égouttage) est souvent nécessaire avant l’étape de séchage proprement dite. C’est exactement ce type de configuration qui impose une vérification technique préalable, filière par filière et exploitation par exploitation, avant toute affirmation d’éligibilité à la fiche AGRI-EQ-110.

  • drêches fraîches : 75-80 % d’eau, valorisation recommandée sous 48-72h, séchage industriel énergivore ;
  • pulpes fraîches (betterave) : 80-90 % d’eau, séchage industriel nécessaire avant stockage ou transport ;
  • dans les deux cas, la compatibilité avec une insufflation solaire seule reste à confirmer avec un professionnel qualifié.

Insufflation solaire : un principe commun, une éligibilité à confirmer au cas par cas

Le principe technique reste identique à celui des autres filières agricoles présentées sur ce site : un capteur solaire à air ou un panneau hybride thermovoltaïque réchauffe l’air de quelques degrés au-dessus de l’ambiant, avant que ce flux ne soit poussé dans le volume à sécher par un ventilateur. C’est cette captation solaire qui ouvrait le droit à la fiche CEE AGRI-EQ-110 — un simple brassage d’air ambiant, sans capteur ni panneau hybride, restait hors de son périmètre. Cette fiche est supprimée depuis le 24 septembre 2026 : les opérations engagées avant cette date restent recensables jusqu’au 2 octobre 2026.

Pour un coproduit agricole donné, trois éléments doivent être clarifiés avec le professionnel qualifié avant tout engagement : la nature exacte du coproduit et son taux d’humidité initial, le procédé de valorisation visé en aval (alimentation animale, extraction, combustible, compost), et la compatibilité de ces contraintes avec une insufflation d’air réchauffé par voie solaire. Cette logique de valorisation d’un résidu d’exploitation après une étape de séchage rejoint celle déjà présentée pour le foin et le fourrage, où le séchage en grange permet également de sécuriser une récolte dont la conservation dépend directement du taux d’humidité atteint.

Conditions techniques et prime CEE AGRI-EQ-110

Pour un coproduit agricole, l’accès à la fiche AGRI-EQ-110 dépend de trois exigences réunies : le dimensionnement confié à un professionnel qualifié, des capteurs solaires à air ou panneaux hybrides thermovoltaïques certifiés, et un seuil de productivité tenu selon la configuration choisie. Ces critères sont détaillés sur le hub séchage solaire agricole et sur la fiche AGRI-EQ-110.

Le montant de la prime dépendait de la puissance thermique installée et de la zone climatique, avec un volume de certificats d’économies d’énergie doublé en zone non interconnectée — pour les dossiers engagés avant le 24 septembre 2026. Le calcul détaillé par zone figure sur la page prime CEE séchage solaire. Ce montant ne pouvait jamais être garanti à l’avance : il dépendait de l’instruction du dossier par l’obligé CEE, et — pour un coproduit agricole — de la confirmation préalable de son éligibilité par le professionnel qualifié en charge du dossier.

Les seuils et modalités de calcul de la fiche, applicables aux seules opérations engagées avant sa suppression le 24 septembre 2026, sont détaillés dans notre fiche référentiel AGRI-EQ-110 ; la suppression elle-même est actée par l’arrêté du 18 septembre 2026 publié sur Légifrance. Sur le volet valorisation, la Chambre d’agriculture de Bretagne détaille les débouchés et contraintes des coproduits agroalimentaires, dont l’humidité élevée comme facteur déterminant.

Vos questions sur le séchage solaire des coproduits agricoles

Non. La fiche couvrait, dans son intitulé, les « produits et co-produits agricoles et forestiers », mais sans catalogue exhaustif des coproduits concernés. L’éligibilité d’un coproduit précis — sa nature, son taux d’humidité initial, le procédé de séchage envisagé — se vérifiait systématiquement au cas par cas avec le professionnel qualifié en charge du dossier, avant tout engagement. La fiche est supprimée depuis le 24 septembre 2026 : les opérations engagées avant cette date restent recensables jusqu’au 2 octobre 2026, mais aucun nouveau dossier ne peut plus être constitué sur cette base.

Les coproduits déjà partiellement égouttés ou pressés avant séchage, comme le marc de raisin distillé, se rapprochaient du profil des filières agricoles couvertes par la fiche AGRI-EQ-110, supprimée depuis le 24 septembre 2026. Les coproduits frais à très forte teneur en eau, comme les drêches de brasserie ou les pulpes fraîches, demandent un examen technique plus approfondi, souvent avec un prétraitement avant l’étape de séchage solaire proprement dite.

Cas particuliers et démarche de vérification

Cela dépend de la configuration : les drêches fraîches contiennent 75 à 80 % d’eau et doivent généralement être valorisées sous 48 à 72 heures. Une insufflation solaire seule ne suffit pas toujours à traiter ce volume dans ce délai ; un prétraitement ou un couplage avec un autre procédé de séchage peut être nécessaire. Cette compatibilité se vérifie avec le professionnel qualifié, en fonction du volume produit et du débouché visé.

Que votre exploitation ou votre atelier de transformation génère du marc de raisin, des drêches, des pulpes ou un autre coproduit agricole, un conseiller étudie la nature exacte du résidu, son taux d’humidité et le débouché visé pour faire le point sur les dispositifs encore ouverts, sans présumer d’une couverture automatique. La demande de devis pour votre projet reste gratuite et sans engagement.

Fiche supprimée

Plus aucun dossier ne peut être constitué sur la fiche AGRI-EQ-110 depuis le 24 septembre 2026 ; les engagements antérieurs restent recensables jusqu'au 2 octobre 2026.

Inscrivez-vous sur la liste d'attente : nous vous recontactons si la fiche revient. Vous avez aussi des serres chauffées ? La pompe à chaleur reste bonifiée par les CEE.