Ancien financement CEE de la déshumidification par air extérieur
Fiche abrogée par l'arrêté du 29 mai 2026 — le mécanisme décrit ci-dessous est conservé à titre informatif et archivistique, il ne s'applique plus aux nouveaux dossiers.
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Le mécanisme CEE en clair
Comprendre comment le renouvellement d'air contrôlé — simple ou double flux — génère des certificats d'économie d'énergie.
La ventilation mécanique contrôlée remplace l'air humide
Le système TH-119 extrait l'air chargé d'humidité de la serre et le remplace par de l'air extérieur plus sec. En version double flux, un échangeur air/air récupère les calories de l'air sortant pour préchauffer l'air entrant — réduisant ainsi la charge de chauffage et augmentant les économies d'énergie comptabilisées.
Deux coefficients selon le type de flux
La fiche AGRI-TH-119 (v A65-2) distingue deux niveaux de performance : 440 kWh cumac/m² en simple flux et 760 kWh cumac/m² en double flux, sur une durée de vie conventionnelle de 16 ans. Le choix du type de flux détermine directement le volume de certificats généré par mètre carré de serre équipée.
La prime s'adapte à votre configuration
L'obligé calcule la prime en multipliant le coefficient retenu (440 ou 760) par la surface équipée, puis par le prix unitaire du kWh cumac négocié. En double flux, la prime peut atteindre 73 % de plus qu'en simple flux pour la même surface, sous réserve d'instruction du dossier.
Ce qui détermine le montant de la prime
La prime n'est pas forfaitaire — elle dépend de plusieurs variables propres à votre exploitation.
Type de flux (simple ou double)
Le passage au double flux augmente le coefficient de 440 à 760 kWh cumac/m². Ce choix technique est le premier levier pour maximiser la prime, selon éligibilité.
Surface de serre ventilée
Le coefficient est appliqué à chaque mètre carré effectivement couvert par le réseau de gaines. Les zones non raccordées ne génèrent pas de certificats.
Durée de vie conventionnelle (16 ans)
Inférieure d'un an à la fiche TH-117, cette durée reflète la nature passive de la ventilation mécanique. Elle reste suffisante pour générer un volume significatif de kWh cumac.
Prix du kWh cumac négocié
Le tarif varie selon l'obligé et les volumes engagés. Nous regroupons les dossiers pour négocier des conditions plus favorables — un avantage pour les projets de toute taille.
Fiche AGRI-TH-119 abrogée depuis le 3 juin 2026
L'arrêté du 29 mai 2026 a mis fin à cette fiche. Le calcul ci-dessous est conservé à titre informatif et archivistique — il ne reflète plus une prime obtenable aujourd'hui. Lire l'actualité complète · Voir les équipements encore éligibles →
Estimation de prime — Simple flux
La version A65-2 de la fiche AGRI-TH-119 retient une durée de vie conventionnelle de 16 ans — un an de moins que la fiche TH-117 consacrée au thermodynamique. Ce choix reflète la nature passive de la ventilation par air extérieur : l'absence de compresseur réduit la complexité mécanique, mais aussi le volume d'économies cumulées sur la durée. Le coefficient simple flux s'établit donc à 440 kWh cumac/m², soit 38 % de moins que le thermodynamique. En contrepartie, le coût d'installation est nettement inférieur, ce qui rend le taux de couverture par la prime souvent comparable en pourcentage.
kWh cumac = 440 × S S Surface de serre chauffée équipée, en m² 440 Coefficient simple flux (6ème période, v A65-2) kWh cumac = 440 × S (m²) | Surface équipée | kWh cumac | Prime estimée basse* | Prime estimée haute* |
|---|---|---|---|
| 1 000 m² | 440 000 | ~3 080 € | ~3 960 € |
| 2 000 m² | 880 000 | ~6 160 € | ~7 920 € |
| 5 000 m² | 2 200 000 | ~15 400 € | ~19 800 € |
| 10 000 m² | 4 400 000 | ~30 800 € | ~39 600 € |
*Prix kWh cumac observés sur le marché EMMY 2025 : 0,007 à 0,009 €/kWh cumac. Estimation indicative, sans engagement, selon éligibilité et sous réserve d'instruction du dossier. Estimations indicatives, sans engagement.
Estimation de prime — Double flux
Le passage au double flux ajoute un échangeur air/air qui récupère les calories de l'air extrait avant de les transmettre à l'air entrant. Cette récupération de chaleur justifie un coefficient de 760 kWh cumac/m² — soit 73 % de kWh cumac supplémentaires par rapport au simple flux, pour la même surface de serre. L'écart traduit directement les économies de chauffage générées : en limitant l'introduction d'air froid non préchauffé, le double flux réduit la charge thermique que la chaudière doit compenser.
kWh cumac = 760 × S S Surface de serre chauffée équipée, en m² 760 Coefficient double flux (6ème période, v A65-2) kWh cumac = 760 × S (m²) | Surface équipée | kWh cumac | Prime estimée basse* | Prime estimée haute* |
|---|---|---|---|
| 1 000 m² | 760 000 | ~5 320 € | ~6 840 € |
| 2 000 m² | 1 520 000 | ~10 640 € | ~13 680 € |
| 5 000 m² | 3 800 000 | ~26 600 € | ~34 200 € |
| 10 000 m² | 7 600 000 | ~53 200 € | ~68 400 € |
*Prix kWh cumac observés sur le marché EMMY 2025 : 0,007 à 0,009 €/kWh cumac. Estimation indicative, sans engagement, selon éligibilité et sous réserve d'instruction du dossier. Estimations indicatives, sans engagement.
Quelle configuration selon votre production ?
Le choix entre simple flux et double flux ne dépend pas uniquement du climat : le type de culture pratiqué et sa sensibilité à l'humidité orientent directement la décision. Voici les préconisations par profil cultural.
Tomates et cucurbitacées — Double flux recommandé
Ces cultures sont très sensibles au botrytis et au mildiou. La condensation nocturne sur les fruits et le feuillage favorise les contaminations. Le double flux maintient l'humidité relative sous le seuil critique sans provoquer de choc thermique grâce à la récupération de chaleur. Pour des cycles longs (10 mois et plus), le surcoût d'installation est largement compensé par la réduction des pertes culturales et des traitements fongicides.
Fleurs coupées et plantes ornementales — Arbitrage au cas par cas
La tolérance à l'humidité varie fortement selon les espèces. Les roses et les gerberas supportent mal l'humidité résiduelle et bénéficient du double flux. Les chrysanthèmes et les lisianthus, plus tolérants, peuvent être gérés en simple flux si la serre dispose d'un bon renouvellement d'air naturel. L'analyse se fait variété par variété, en tenant compte de votre calendrier de production.
Plants en godets et jeunes plants — Simple flux souvent suffisant
En pépinière, les cycles sont courts (4 à 8 semaines) et les cultures basses réduisent les effets de stratification d'humidité. Le simple flux assure un renouvellement d'air suffisant pour éviter la fonte des semis, à condition que la serre soit correctement ventilée. Le coût d'installation inférieur rend la prime CEE plus couvrante en proportion de l'investissement total.
Coût d'installation comparé : simple flux vs double flux
Le choix de la configuration impacte à la fois l'investissement initial et les charges d'exploitation sur 16 ans. Voici les grandes lignes pour orienter votre arbitrage financier.
CAPEX réduit, OPEX plus élevé
L'installation se limite à des gaines d'insufflation et des ventilateurs. Le coût matériel est typiquement 30 à 50 % inférieur au double flux. En revanche, l'air froid introduit en hiver doit être intégralement réchauffé par la chaudière, ce qui augmente la facture énergétique annuelle. Sur 16 ans, ce surcoût de chauffage peut dépasser l'économie initiale dans les régions aux hivers rigoureux.
CAPEX supérieur, OPEX maîtrisé
L'échangeur air/air et les gaines de retour représentent un investissement plus important. En contrepartie, la récupération de chaleur réduit la consommation de chauffage de manière significative. La prime CEE, plus élevée de 73 % grâce au coefficient 760, compense une part importante de l'écart de prix. Le coût total de possession (TCO) sur 16 ans est généralement favorable au double flux dès lors que la serre est chauffée plus de 5 mois par an.
Quand le simple flux reste pertinent
Pour les exploitations situées en climat doux (littoral méditerranéen, DOM-TOM) où le chauffage hivernal est limité à quelques semaines, le simple flux offre un retour sur investissement plus rapide. La prime de 440 kWh cumac/m² suffit souvent à couvrir une large part du coût d'installation, et les économies de chauffage perdues par l'absence d'échangeur restent marginales.
Compatibilité avec les écrans thermiques
Les écrans thermiques (fiches AGRI-EQ-102 et AGRI-EQ-111) sont les équipements les plus fréquemment installés en complément de la déshumidification par air extérieur. Leur interaction avec le système TH-119 mérite une attention particulière.
L'écran piège la chaleur — et l'humidité
Un écran thermique fermé la nuit réduit les pertes de chaleur par rayonnement vers le ciel. C'est son rôle premier. Mais en limitant les échanges convectifs entre la zone de culture et le volume sous toiture, il emprisonne également l'humidité produite par la transpiration des plantes. Sans système de déshumidification, la condensation se forme sur l'écran lui-même et retombe sur les cultures — un risque sanitaire majeur.
TH-119 compense cette accumulation d'humidité
Le renouvellement d'air forcé par le système TH-119 évacue l'excès d'humidité piégé sous l'écran. En double flux, l'échangeur récupère les calories de l'air extrait, ce qui permet de maintenir l'écran fermé plus longtemps sans compromettre l'hygrométrie. L'écran économise l'énergie de chauffage ; la déshumidification par air extérieur empêche l'écran de devenir un piège à condensation.
Deux primes CEE cumulables sur le même bloc
L'installation d'un écran thermique (AGRI-EQ-102 ou AGRI-EQ-111) et d'un système de déshumidification par air extérieur (AGRI-TH-119) peut donner lieu à deux dossiers CEE distincts sur le même bloc de serre. Les deux primes se cumulent, ce qui améliore significativement le taux de couverture global de l'investissement.
Non-cumulabilité TH-117 / TH-119 sur un même bloc
Les deux fiches de déshumidification — thermodynamique (TH-117) et air extérieur (TH-119) — couvrent la même fonction : réduire l'humidité en serre chauffée. Le dispositif CEE interdit donc leur cumul sur un même bloc de serre.
Stratégie multi-blocs
Si votre exploitation comporte plusieurs blocs de serres distincts, une approche hybride est envisageable : par exemple, un déshumidificateur thermodynamique (TH-117) sur un bloc à cultures sensibles (tomates, concombres), et un système air extérieur double flux (TH-119) sur un bloc dédié aux plantes ornementales moins exigeantes. Chaque bloc fait l'objet d'un dossier CEE séparé, avec ses propres surfaces et son propre calcul de prime. Cette stratégie permet de maximiser le volume total de kWh cumac tout en adaptant la technologie aux besoins réels de chaque unité de production.
Comment Réseau CEE Agriculture procède
Lors de l'étude de votre projet, nous cartographions l'ensemble des blocs de votre exploitation, identifions les cultures et les besoins climatiques de chaque zone, puis proposons la répartition TH-117 / TH-119 qui maximise la prime totale tout en respectant les contraintes agronomiques. Cette analyse est intégrée à notre prestation d'accompagnement, sans surcoût.
Pour déterminer la configuration adaptée à votre serre, consultez le comparatif simple flux vs double flux vs thermodynamique , vérifiez votre éligibilité et les documents à préparer ou passez à la demande d'estimation gratuite .
La règle absolue : l'engagement préalable
Le mandat CEE doit être signé avant toute commande de l'installation de ventilation. Pour la fiche AGRI-TH-119, un risque fréquent concerne le dimensionnement des gaines : un réseau sous-dimensionné ne couvre pas la totalité de la surface déclarée, ce qui réduit le volume de kWh cumac et la prime associée. Notre bureau d'études vérifie la couverture effective avant la commande.
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